Poésie, roman, BD : des Cenonnais·e·s à lire

Trois genres littéraires, trois auteur·e·s, trois Cenonnais·e·s, mais un seul et même questionnaire. Nous avons invité Khalid Louguid, Ludovic Armoët, Magali Puech à nous répondre. Bonne lecture !

  1. Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage ? 
  2. Poésie, roman, BD : pourquoi avoir choisi ce style littéraire ?
  3. Quel a été le processus d’écriture ? 
  4. Pourquoi le choix de l’écriture comme moyen d’expression ?
  5. A quand remonte votre relation à l’écriture ? Avez-vous un rituel ?
  6. En indépendant ou en maison d’édition, quelles sont les difficultés à surmonter pour être publié ?
  7. Où trouve-t-on votre livre ?
  8. Cenon, source d’inspiration ?  

Khalid Louguid : "Nejma"

1. Puisqu’il fallait apporter une réflexion sur la liberté et l’épanouissement personnel de la jeunesse marocaine j’espère y avoir répondu avec « Nejma ». Quelques années de réflexions afin de saupoudrer au mieux le message que je souhaitais transmettre. 

2.  « Nejma » est mon premier roman, ce style convient tout à fait à la manière que déposent mes mots : une harmonie de mots qui s’entremêlent, se fondent et se confondent pour s’épouser, pour donner sens à mon message.

3.  J’écris au fur et à mesure de mon inspiration, sans pression ni stress. J’aime me poser devant un décor toujours différent et parfois, je me retrouve dans un lieu de paix pour absorber toute l’énergie du lieu, afin de ne faire qu’un avec ce dernier.

couverture de Nejma

4.  Ce moyen d’expression est le second que j’utilise après la poésie. Je ne saurai vous dire lequel est le plus facile pour moi car, quand je pose mes mots, je suis un autre, je m’offre au présent, à la vie, à la nature.

5. J’écris depuis plus de dix ans, je me souviens de la première nuit. Je n’arrivais à dormir, je promenais mon regard du plafond vers le sol et inversement. Je me suis levé et posé devant une page blanche. Quelques minutes plus tard, cette dernière fut peinte de mon inspiration, des mots en séries, une danse aussi belle qu’une flamme vivante

6. Je suis dans une maison d’édition en l’occurrence « Les Éditions Sydney Laurent ». J’ai envoyé moult exemplaires aux maisons d’éditions dont les plus « connues », puis un jour, j’ai eu un appelle de ma maison d’édition qui m’a mis en sécurité. Subséquemment, je me suis engagé. Je ne le regrette pas. 

7. Nous pouvons retrouver mon roman « Nejma » chez tous les libraires, Amazon, Fnac…
https://editions-sydney-laurent.fr/livre/nejma/

8. Depuis mon arrivée à Cenon, j’ai eu un amour inconditionnel ! Un balcon donnant sur Bordeaux, assis sur un banc, je regarde la vie, le beau et les artistes d’une ville aussi belle qu’un tableau d’une nature vivante. Cette ville m’inspire et chaque mot écrit transpire Cenon. 

Khalid Louguid

Ludovic Armoët : Flic à la PJ

1. « Go Fast » est le premier tome d’une série de 3 albums « Flic à la PJ » en bande dessinée où j’y raconte trois de mes plus belles affaires traitées alors que j’étais en police judiciaire en région parisienne. Le dernier tome retracera une histoire à mon arrivée à la PJ de Bordeaux. Dans le même temps, par une technique d’allers retours, j’y raconte ma vie personnelle, mon enfance dans mes montagnes réunionnaises et ma vocation née très jeune d’être flic un jour.

Flic à la PJ : tout démarre du vol de la voiture de Pierre Perret...
La série est authentique (l’intrigue policière est réelle), autobiographique (mon histoire personnelle est encore vraie) et je veux l’œuvre pédagogique pour expliquer, décrire cette institution policière mal aimée car méconnue réellement.

2. C’est la magie de la rencontre avec Corbeyran, scénariste bordelais connu et reconnu dans le monde de la BD. Nous nous sommes connus, nous nous sommes reconnus et c’est presque naturellement plus tard que l’évidence d’une écriture à quatre mains s’est révélée. Je comptais bien écrire un jour, d’ailleurs un projet est en cours, mais je n’imaginais pas le faire en BD. C’est une aventure hors norme, c’est notre histoire et je la porte avec fierté. La BD n’a pas seulement permis de raconter une histoire, elle a fait naître notre amitié profonde !

Les coauteurs Ludovic Armoët et Eric Corbeyran

3. Corbeyran a écouté, recueilli mon histoire puis l’a adaptée au scénario spécifique à la BD, technique que j’ai découverte par la même occasion. Il me renvoyait chaque projet de blocs de planches scénarisées sous forme rédactionnelle, que je validais ou amendais. Puis une fois le travail entièrement terminé, il a saisi le dessinateur italien, Luca Malisan. Là encore, des aller-retours dignes de navettes parlementaires ont fait le reste et le résultat dépasse nos espérances. L’album n’est pas seulement de qualité intellectuelle, il est beau à voir, à tenir, à dévorer ! Je me rappelle alors que l’un des rôles de l’art c’est de révéler le beau ! Et je découvre aussi combien Corbeyran et Luca Malisan sont de vrais professionnels du 9ème art !

Le dessinateur Luca Malissan

4. Comme j’ai eu l’occasion de le dire dans une vidéo de présentation de la série, je suis par ailleurs coach de vie et utilise dans mes accompagnements une technique dite de « la narrative » qui permet à chacun de « raconter son histoire en l’écrivant». Ainsi on pose l’histoire, on la dépose et le recul nécessaire à la compréhension de beaucoup de choses intervient comme par magie. Le coach aussi a quelques fois besoin de poser de déposer, de se poser… Je m’applique à moi-même la technique que je propose à d’autres.

5. A ma plus jeune enfance. J’aimais lire et j’aimais aussi  restituer mes émotions, mes rêves, mes cauchemars, par écrit. Sur des carnets, puis des cahiers… et un jour prochain dans un livre… Je n’ai pas de rituel, j’écris en fonction de mon état d’esprit, de mes envies, du peu temps qui me reste pour le faire… Pour mon bouquin à venir, il est vrai que je m’oblige à un travail plus structuré nécessaire à l’équilibre et à l’architecture du livre.. et de l’histoire….

planche BD de Flic à la PJ

6. J’ai eu la chance que je mesure tous le jours d’avoir eu le contact direct avec une des plus belles maisons d’édition, Delcourt, qui a validé le projet sans hésiter. Et cela je le dois à mon ami Corbeyran. Il a cru en mon histoire, et a su convaincre Delcourt.

7. Selon la formule consacrée, la BD est disponible « dans toutes les bonnes librairies indépendantes et spécialisées. Il paraît que la FNAC et Cultura sont régulièrement dévalisées… et en rupture de stock… On peut aussi le commander.

8. Cenon, source d’inspiration ? L’histoire le dira dans le dernier tome !!!!

couverture Flic à la PJ

Magali Puech : "7 vie pour une Âme" et "Aimons-nous simplement"

1. "7 vie pour une Âme" a paru en février 2020. C’est un livre de textes poétiques contemporains, qui s'adresse à tout public. Qui donne réflexion et interpelle tout le monde. Ce livre témoigne des moments importants de notre vie, dans la société, tout autour de nous. Je suis en train d'auto éditer un second ouvrage, qui s'intitule "Aimons-nous simplement". Toujours un livre oracle, dont le thème principal est l'Amour, à ouvrir au hasard pour savoir le message qui vous est destiné. Outre l'Amour, je parle du confinement, de cette conscience collective renaissante. Je parle aussi de guérison et j'y ai mis d'autres surprises, pour égayer ce passage compliqué qui nous a fait voir la vie autrement en changeant nos habitudes de vie.

2. La poésie se perd, elle ne représente presque rien sur le marché de l'édition par rapport au roman, ou  au polar. Pourtant la poésie peut être contemporaine, se laisse facilement aborder et lire avec simplicité. Elle peut avoir sa juste place. Il suffit de la lui donner, de la remettre au goût du jour, de lui donner sa chance.

Magalie Puech

3. J'écris tout sur papier, puis tout est retranscrit sur l'ordinateur. Je m'inspire de ce qui m'entoure. Je me mets devant mon clavier et je tape mes textes du début jusqu'à la fin. Je peux écrire un texte, comme deux, trois d'affilé si je suis bien inspiré. Cela me prend une à deux heures d'écriture, avec mise en page.

4. "Les écrits restent et les paroles s'envolent". Ecrire est un moyen simple pour se pauser, déguster les mots et faire vivre en images. Pouvoir revenir dessus s’il y a lieu. Je me sers de mon livre lors de mes animations bien-être auprès de séniors.

5. J'ai toujours aimé écrire, toute jeune j'écrivais déjà de la poésie, cela restait dans des cahiers ou des feuilles volantes. Un jour, je suis allée en Australie où j'ai tenu un carnet de voyage. Au retour de ce voyage un an après, je me suis mise à l'écriture des textes que j'ai décidé de garder en copie. Quand j'ai su que c'était la fin de ma première inspiration, je me suis tournée vers l'auto-édition. Je n'ai pas de rituel. J'écris dès que mon inspiration apparaît, dans un train, au resto, assise dans l'herbe, j'ai toujours un carnet ou un crayon dans mon sac.

couverture 7 vie pour une Âme

6. Je ne suis pas passé par la case éditeur. J'ai demandé une fois on m'a refusé car le thème n'était pas le style de la maison. Etant une personne autodidacte qui a pour devise "on n'est jamais mieux servi que par soi même", et une  amie s'étant auto-éditée, je me suis dis je vais faire pareil. Quand vous avez un éditeur, il vous fait votre pub, vous met en avant auprès des librairies et prend sa marge. Lorsque vous vous auto-éditez, vous devez vous vendre auprès des librairies, ou faire la vente de vos livres dans les salons du livre, sur les marchés. Le libraire prend sa marge aussi cela vous revient moins cher, car l'éditeur n'est pas là pour prendre sa marge en plus.

7. Vous pouvez trouvez ces deux livres en me les commandant car j'en ai toujours en stock. (06 02 24 17 96). "7 vie pour une Âme " est en vente à la librairie Pégase - 13 rue Toulouse Lautrec à Bordeaux. D'ailleurs j’y fais une dédicace le samedi 25 septembre 2021, après ma conférence sur le triangle de karpman de 13h30 à 15h et je présenterai  le 2ème livre "Aimons-nous simplement". Ils sont également disponibles Sur AMAZON sous Magali Puech au prix de 15 €.

couverture Aimons-nous simplement

8. J’habite rive droite depuis 24 ans, même si je suis originaire d'Arles, parachutée sur la région bordelaise par les aléas de la vie. Je me suis ancrée dans le haut Cenon, pour son quartier calme. Cenon est une ville qui bouge et qui se renouvelle. Elle est très agréable avec ses parcs parsemés de ci delà, tout en étant proche de la grande ville. Accessible et pratique par le tram,  festoyante de couleurs de traditions venant d'autres pays. A lire : poème sur Cenon

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