Au 2e trimestre, ce ne sont pas moins de 139 élèves de primaires et collèges qui sont partis explorer l’Europe !
Direction l’Italie : En mars, 65 élèves ont pris la direction de l’Italie, terre riche en histoire et traditions, pour une semaine d’échanges avec leurs camarades italiens.
Pour l’école élémentaire Jules Michelet, le séjour à Bologne a été l’occasion de mener un travail riche autour de l’histoire de l’art et de la langue anglaise, à travers de nombreuses activités pédagogiques variées. En amont, les élèves ont engagé une correspondance écrite et orale avec leurs partenaires italiens, apprenant à se présenter, à poser des questions simples et à échanger sur leur quotidien en anglais. Sur place, ces compétences ont été réinvesties lors de rencontres, de quiz culturels, de chants et d’activités artistiques favorisant la découverte des cultures française et italienne. Enfin, la création et l’échange de contes bilingues ont permis de valoriser le patrimoine local tout en développant des compétences linguistiques et interculturelles.

De leur côté, huit élèves de la classe SEGPA du collège Jean Jaurès ont participé à un échange avec un lycée professionnel italien. Au programme : découverte de métiers, visites d’entreprises et échanges avec leurs camarades. Une expérience concrète qui leur a permis d’élargir leurs horizons et de se projeter dans leur avenir professionnel.
Enfin, 28 élèves du collège Jean Jaurès se sont rendus dans la région de Pompéi, dans le cadre d’un projet autour des volcans. Cette immersion au cœur d’un territoire volcanique leur a offert une approche concrète de leurs apprentissages scientifiques, tout en favorisant les échanges avec des élèves vivant dans cet environnement. Un séjour placé sous le signe des sciences et de la sensibilisation aux enjeux environnementaux.
Deux mobilités en Allemagne : Le même mois, 52 élèves ont participé à des échanges avec des partenaires allemands.
Ainsi, 31 élèves de l’école Jules Michelet, après avoir accueilli leurs correspondants allemands et espagnols en septembre, se sont rendus à leur tour à Francfort pour une semaine d’immersion. De nombreuses activités communes ont été organisées afin de favoriser les liens, les échanges culturels et la découverte du mode de vie allemand. Ce projet, mené en partenariat avec une école espagnole, s’inscrit dans une démarche européenne ambitieuse : à l’horizon 2026, une mobilité commune en Espagne est envisagée afin de poursuivre cette dynamique d’échanges tripartites. Il contribue pleinement à renforcer le sentiment de citoyenneté européenne, en cohérence avec le parcours européen développé par l’école Jules Michelet, récemment labellisée dans le cadre de l’accréditation Jean Monnet.
Parallèlement, 21 élèves du groupe scolaire Les Cavailles se sont rendus à Nuremberg pour rencontrer leurs correspondants allemands. Les échanges ont été rythmés par des temps de présentation et de découverte des cultures respectives, notamment à travers l’éducation musicale et le chant, qui constituent de puissants vecteurs de partage et de rapprochement entre les élèves.
Voyage vers la Transylvanie :
Souvenez-vous ! En 2025, deux enseignantes roumaines étaient venues à l’école des Cavailles afin de rencontrer les élèves, échanger avec eux et préparer leur future mobilité dans le cadre d’un projet d’ouverture européenne. Cette première rencontre avait permis de créer des liens, de susciter la curiosité des élèves et de poser les bases d’une collaboration riche et stimulante. Quelques semaines plus tard, 16 élèves du groupe scolaire s'étaient envolés pour Brașov, en Transylvanie, en Roumanie. Cette année, le partenariat s’est poursuivi avec l’école élémentaire Van Gogh, confirmant la volonté des équipes pédagogiques de s’inscrire dans la durée. Les échanges ont été centrés sur une thématique commune forte : la citoyenneté éco-responsable, l’environnement et les Objectifs de Développement Durable (ODD). Tout au long de l’année, les élèves ont travaillé en amont sur ces enjeux à travers différents projets : sensibilisation au tri des déchets, réflexion autour de la consommation responsable, études de leur environnement local et actions concrètes au sein de l’école. Lors de la mobilité, ces apprentissages ont été enrichis par des activités collaboratives avec les élèves partenaires : ateliers, sorties pédagogiques, observations de la biodiversité et échanges de pratiques.
Les professionnels continuent de s’ouvrir à l’Europe :
Depuis près de trois ans, les professionnels de l’éducation de Cenon participent à des mobilités pour se former, en allant observer les pratiques dans des établissements scolaires européens ou en suivant des formations dédiées, le plus souvent sur leur temps de vacances. Lors des dernières vacances de février, 28 professionnels se sont ainsi engagés dans ces mobilités.
Parmi eux, deux enseignantes ont effectué une visite préparatoire à Lisbonne, au Portugal, afin d’organiser une future mobilité de groupe pour une classe ULIS. Cette mission a permis d’identifier des lieux adaptés aux besoins des élèves et de construire, en lien avec l’établissement partenaire, un programme de séjour cohérent et inclusif.
Cette année, une thématique suscite un intérêt particulier : celle de « l’école du dehors ». Plusieurs mobilités ont ainsi été consacrées à cette approche pédagogique, qui s’inscrit pleinement dans une démarche d’inclusion et d’ouverture :
Stage d’observation en Espagne et en Italie :
La directrice de l’école maternelle Alphonse Daudet, accompagnée de deux enseignantes des écoles Alphonse Daudet et Camille Maumey, ainsi que de la directrice de la maternelle Louis Pergaud, ont participé à une mobilité en Espagne et en Italie, au sein d’établissements pratiquant l’école du dehors. Le retour des professionnelles est très positif : cette expérience a nourri leur réflexion sur les pratiques pédagogiques, leur a permis de découvrir des approches concrètes favorisant l’autonomie des enfants, et de mieux distinguer les ressources directement mobilisables de celles pouvant être adaptées au contexte local. Déjà l’an dernier, l’école maternelle Alphonse Daudet avait observé des pratiques similaires en Belgique, ce qui avait conduit, en lien avec la Cité Éducative, à la mise en place de matériel spécifique. Aujourd’hui, la réflexion se poursuit autour de l’intégration de ces pratiques dans une école publique « classique ». Les premières expérimentations montrent des effets bénéfiques sur les élèves, tant en termes d’engagement que de bien-être, avec des parents d’élèves impliqués et convaincus des apports de ces démarches pédagogiques.

Formation en Islande :
Pendant une semaine en février, un groupe d’enseignants du premier et du second degré a participé à une formation immersive autour des pratiques pédagogiques en extérieur. Animée par Guðrún Pétursdóttir, sociologue spécialisée dans la lutte contre les préjugés et le racisme ainsi que dans l’éducation interculturelle, cette formation a permis d’apporter à la fois des repères théoriques solides et, surtout, des outils concrets, facilement transposables en classe. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la dynamique de végétalisation des cours d’école, qui vise à repenser les espaces scolaires : déminéralisation des sols, développement de zones végétalisées, installation de structures de jeux en bois… autant d’aménagements favorisant la présence des élèves à l’extérieur et contribuant à leur bien-être.
Au total, une vingtaine de professionnels de Cenon ont bénéficié de cette formation. Les approches inspirées des pays nordiques, largement plébiscitées, confirment l’intérêt croissant pour des pratiques éducatives plus ouvertes, inclusives et en lien avec l’environnement.
Stage d’observation en Estonie et en Finlande :
Trois enseignantes et deux AESH de l’école Camille Maumey, ainsi que quatre professionnelles du collège Jean Jaurès, ont eu l’opportunité d’observer des pratiques éducatives au sein d’établissements nordiques. Cette immersion leur a permis d’analyser concrètement le comportement des élèves en situation réelle et de mieux comprendre les dynamiques de classe dans ces contextes.
En Finlande, elles ont notamment découvert un dispositif structuré de lutte contre le harcèlement scolaire, avec des observations de terrain et des échanges approfondis avec les équipes pédagogiques sur les méthodes scandinaves mises en œuvre.
En Estonie, l’accent a été mis sur l’usage du numérique, très présent dans les apprentissages, ainsi que sur les pratiques inclusives. Les professionnels ont pu échanger autour de ces thématiques, d’autant plus facilement que de nombreux établissements estoniens proposent l’enseignement du français, facilitant la communication. Cette mobilité a également donné lieu à des échanges réciproques, avec la venue de professeurs estoniens. Par ailleurs, elles ont observé que les élèves sortent régulièrement malgré des conditions climatiques difficiles (froid, neige), avec des aménagements spécifiques des espaces, à la fois extérieurs et intérieurs, pensés en fonction de l’environnement. Enfin, la participation des AESH à cette mobilité a constitué un véritable atout, en ouvrant de nouvelles perspectives pour le renforcement des équipes éducatives et en favorisant une approche plus collaborative au service de l’inclusion.
Visite d’enseignants d’Estonie et de Lettonie dans les écoles de Cenon :
En février et mars, des enseignants venus d’Estonie et de Lettonie ont été accueillis dans les écoles élémentaires Jules Michelet, René Cassagne et Camille Maumey pour observer les pratiques pédagogiques mises en œuvre. Ces temps d’immersion ont porté en particulier sur l’inclusion, à travers des dispositifs comme l’UPE2A et l’ULIS, mais aussi sur l’enseignement de différentes disciplines, du français à la musique. Ces mobilités s’inscrivent dans une dynamique d’échanges réciproques. Curieux de découvrir les pratiques développées à Cenon, les enseignants européens ont pu les mettre en perspective avec leurs propres approches éducatives. De leur côté, les enseignants français ayant effectué des mobilités en Estonie ont pu engager un dialogue direct avec leurs homologues, comparer les méthodes et réfléchir ensemble à ce qui peut être adapté et mis en place selon les moyens de chacun.
Au-delà des pratiques pédagogiques, ces échanges contribuent à renforcer les liens au sein de l’Union européenne, en rapprochant des pays parfois éloignés géographiquement et culturellement.
Mis à jour le 15 avril 2026