Cure de verdure au cimetière Saint Paul

Minéral et végétal, l’équilibre utile

En 2019, le cimetière Saint Paul a eu 100 ans, une époque où l’herbe était cette adventice à qui l’on reprochait d’être sale, folle, dérangeante dans tous les cas. Les temps et les esprits ont heureusement changé, et le petit brin vert est désormais auréolé de vertus qui le rendent acceptable, voire indispensable. Plus globalement, la végétation se fraye une place dans les cimetières, traditionnellement haut lieu du minéral.

Adventice, la mal aimée

Avec la loi Labbé sur l’interdiction des produits phytosanitaires dans les espaces publics, le désherbage du cimetière Saint Paul se fait mécaniquement depuis 2017. Cette décision salutaire pour l’environnement et la santé s’est traduite par un déséquilibre des missions des fossoyeurs, chargés aussi de l’entretien du cimetière.

Chronophage (jusqu'à 25h par semaine) et consommateur d’énergie (jusqu'à 4 bouteilles de gaz utilisées pour les brûleurs thermiques), le sort jusqu’alors réservé à l’herbe méritait d’être revu à la lumière des bienfaits et plus-values qu’on lui reconnait désormais.

La nature nous veut du bien

Dans le cimetière Saint Paul, la végétation va ainsi être invitée en plusieurs endroits : 

  • à partir de mi novembre, 4 allées –qui resteront accessibles- proches de l’allée principale, seront délestées de leur gravier puis enherbées. 
  • à la même période, l’allée principale accueillera des glycines, amenées à recouvrir 2 pergolas –futurs espaces de repos ombragés-, qui seront installées à la rentrée 
  • au dernier trimestre, des plantations de bulbes prendront place dans le futur jardin bouquetier à l’entrée du cimetière, autour d’un cerisier japonais.
  • enfin, bancs et treillis avec rosiers grimpants seront installés le long du mur d’enceinte et une palette végétale composée de jasmin étoilé, clématites, sureau noir, boules de neige... habillera l’entrée gauche du cimetière et le mur côté jardin du souvenir.

Le retour de la végétation en milieu urbain est une réponse pour stimuler la biodiversité, lutter contre le réchauffement climatique et favoriser la perméabilité des sols. Elle s’accompagne d’un changement de regard salutaire, engageant à considérer les herbes folles comme la preuve d’un respect de la nature, plutôt que le symbole d’un manque d’entretien. 

Un cimetière rendu plus accessible

Conseillère municipale déléguée aux actions en faveur du handicap, Fathia Barka défend la décision d'enherber les allées du cimetière, ce qui les rend de fait plus praticables aux fauteuils roulants. 

 

Mis à jour le 21 juillet 2021